Les loupiots
Le ventre serré
vêtements troués
au vent des pavés
ils battent les allées
des chemins débraillés
c'est la vie hasardeuse
Bouilles barbouillées
petits poings fermés
tout remplis de jeux
ils oublient le mépris
et gardent bien cachée
une malice heureuse
Babil bafouillé
le ventre serré
dans les bas quartiers
ils rient abandonnés
ils n'ont rien demandé
les gueules lumineuses
Bouilles barbouillées
petits poings fermés
tout remplis de jeux
ils s'enfuient loin d'ici
sauvages obstinés
ils n'ont rien demandé
Ce poème est dédié à Sebastiao Salgado